samedi 28 janvier 2012

Le retour de la machine RPR-UDF

Il fut un temps lointain ou la droite était unie. C'est arrivé souvent dans l'histoire. C'était sur le dos de la gauche, présentée comme un épouvantail à bourgeois. Elle était unie mais pleine de chapelles. C'est que les égos des uns et des autres prenaient des proportions de guerre. D'un coté Chirac RPR, de l'autre Giscard d'Estaing UDF.
Et puis au début des années 2000, Nicolas Sarkozy a fait une OPA non amicale sur l'UDF, en créant l'UMP. Bayrou, à l'égo sur-dimensionné, ne pouvait l'accepter. Au nom des valeurs du centre, il créa le . Et Bayrou devient un opposant.
Et cela jusqu'à aujourd'hui. Nous sommes donc heureux d'apprendre que ne présentera pas de candidat dans les circonscription détenu par les modem sortants. Voici le retour de la , la vraie !

10 commentaires:

  1. On le savait! Bayrou est avec Sarko!

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  2. On le savait! Bayrou est avec Sarko!

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  3. N'empêche que la il l'ont bien coincé...
    The kiss of death !

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  4. vous me faites pensez a des grenouilles qu'on attrape en leur agitant un bout de laine rouge devant le nez... cette droite n'existe plus.... et c'est tant mieux.

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    1. Cette droite n'existait plus, nuance !

  • Coincé lui et les candidats du modem aux législatives.

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  • C'est pour quand la dissolution du Modem?

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  • Voyez ça comme vous voulez, mais nous sommes plus durs à cuire que vous ne semblez le croire…

    En quelques lignes, ce billet accumule les contre-vérités (tant mieux pour nous, en un sens).

    Le centre démocrate n'est pas une nouveauté en France. Sans remonter à la Révolution ou au XIXème siècle, quand François Bayrou a adhéré au début des années 70 au Centre démocrate, ce parti était dans l'opposition aux gouvernements de droite de Georges Pompidou, et refusait toute alliance avec les communistes. Il est allé aux législatives de 1973 en coalition avec le centre-gauche de Jean-Jacques Servan-Schreiber ; les candidats de ce "Pôle réformateur" ont obtenu 15% en moyenne, dont très peu d'élus.

    De son côté, la droite a très rarement été unie en France : la France n'a presque jamais connu de grand parti de droite, jusqu'à l'arrivée de la Vème République. De 76 à 98 il y avait bien un grand parti de droite (le RPR) et une coalition comprenant des partis du centre (dont le Centre démocrate devenu CDS) et des partis de droite (l'UDF). En 1998 le principal parti de droite (Démocratie libérale) quitte l'UDF, ou plus exactement il en est chassé, car il a soutenu les élections de Présidents de conseils régionaux grâce aux voix de conseillers FN.

    Depuis lors, vous pouvez vérifier, le centre a ses propres candidats aux élections, comme la gauche a les siens, et la droite aussi. Et étant presque toujours minoritaires, nous avons peu d'élus.

    La création de l'UMP en 2002 est une opération de Jacques Chirac et non de Nicolas Sarkozy. La majorité des députés UDF, dont le n°2 Philippe Douste-Blazy, ont accepté de rejoindre l'UMP et ont ainsi sauvé leur siège… François Bayrou, une trentaine de parlementaires et la quasi-unanimité des 30000 militants de l'UDF ont continué le combat, et d'autres les ont rejoint (c'est le moment où j'ai adhéré), pour qui le combat démocrate a un sens dès lors qu'il résiste à la démolition de la France par la droite (comme par la gauche).

    La création du MoDem date de 2007, il réunit l'UDF (quittée au passage par de nombreux élus) et les autres soutiens de la campagne de F. Bayrou à la présidentielle, dont Jean-Luc Bennahmias, Yann Wehrling, Jean Peyrelevade.

    En n'annonçant pas de candidats contre les députés du Centre sortants, l'UMP ne se renouvelle pas : elle avait fait le même coup en 2002 et 2007 ; elle annonce ses candidats après la présidentielle. C'est une forme de chantage à laquelle vous pouvez vous douter que François Bayrou et Jean Lassalle ont peu de chances d'être sensibles ;-)

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    1. Merci à Frédéric pour ce cours d'histoire.
      il reste que le RPR et l'UDF ont été associés dans les même majorités. Que des petites chapelles "centristes" aient continué d'exister, n'enlève rien à ces propos. Bravo pour votre blog, et hop un de plus dans ma liste.

  • "le RPR et l'UDF ont été associés dans les même majorités." C'est tout à fait exact. Je n'étais pas adhérent de l'UDF à l'époque, mais j'ai parfois voté pour ses candidats, en particulier Raymond Barre en 1988.

    De 1974 à la chute du mur de Berlin, le centre démocrate français s'est considéré comme contraint à l'alliance avec la droite, parce que la gauche avait fait le choix de "l'Union" avec le PCF. La solidarité de celui-ci avec les pires totalitarismes de la planète rendait impossible, pour nous (enfin, pour mes devanciers), tout travail en commun.

    La dissolution de presque tous ces régimes totalitaires, et dans la foulée, l'effondrement du communisme français, nous a semblé rouvrir les choses. D'où les multiples tentatives du centre de se rapprocher de la gauche, depuis la création en 1988 du groupe parlementaire Union centriste qui soutenait le gouvernement minoritaire de Michel Rocard quand le PCF lui faisait du chantage, la reconstitution d'une UDF "au centre" et non plus à droite à partir de 1998 (après le départ de DL), la proposition d'un "Parlement de l'alternance" en 2009 et les rencontres avec les Verts, "Espoir à gauche" et le MUP de Robert Hue…

    Mais la gauche ne semble concevoir de travailler qu'avec des gens de gauche, parfois avec des personnes physiques venant d'ailleurs (quelques ministres dits "centristes" dans le gouvernement Rocard), mais pas sous forme de coalition, négociée, entre forces politiques différentes. Déjà dans les années 70, Michel Rocard ou Jacques Delors, après moult tentatives, avaient fini par céder, par aller à Canossa, en entrant comme simples adhérents au PS où ils ont été aussitôt vassalisés et instrumentalisés au profit de François Mitterrand et son délirant "Programme commun".

    La politique est certes un cruel broyeur d'espoirs, pour ceux qui ont besoin d'elle pour manger. Mais quand on a un métier, on peut se battre pour ses idées, il y a toujours eu au centre des militants avec un métier et des idées ;-)

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