jeudi 27 octobre 2011

PSA de rire ?

Quand mon mon député Gérard Gaudron pose une question à son ministre de l'industrie Eric Besson, cela donne cela :
Pouvez, mon­sieur le ministre, nous infor­mer de la teneur des échanges que vous avez eus avec le pré­sident de PSA ? Pouvez-vous, sur­tout, nous confir­mer que l’impact de ce plan d’économies sera limité, et que vous serez, avec votre col­lègue en charge du tra­vail et de l’emploi, Xavier Ber­trand, par­ti­cu­liè­re­ment atten­tifs à ce dos­sier ? Pouvez-vous, enfin, nous dire com­ment le Gou­ver­ne­ment conti­nuera à sou­te­nir l’industrie auto­mo­bile dans un contexte de ralen­tis­se­ment de son acti­vité euro­péenne ? »
 
Relecture
J'ai surligné les mots qui rappellent le mieux la langue de bois de cet exercice qu'est la question d'actualité. En effet celui-ci est difficile : il faut montrer tout l'intérêt que l'on porte au problème de la désindustrialisation de la France ( en l'occurrence la fermeture possible de l'usine PSA d'Aulnay Sous Bois). Il faut aussi préparer la réponse du ministre qui doit démontrer tout l'intéret de cette question, mais aussi combien le gouvernement se sent concerné par l'électorat de cette circonscription.


La réponse du ministre
Philippe Varin m’a confirmé qu’aucun plan de licen­cie­ment ou de départs volon­taires n’était envi­sagé à ce jour... J’ai égale­ment demandé au groupe PSA de mettre en place un accom­pa­gne­ment ren­forcé pour les sala­riés inté­ri­maires, comme cela se fait dans plu­sieurs bas­sins d’emploi... Nous espé­rons tous qu’il s’agit d’une situa­tion tem­po­raire...  Vous avez rai­son, en 2008, l’État n’a pas mesuré son sou­tien à la filière. Nous le pour­sui­vrons grâce à quan­tité de mesures que vous connais­sez : inves­tis­se­ment d’avenir, fonds de moder­ni­sa­tion des équi­pe­men­tiers auto­mo­biles et main­tien du bonus écolo­gique


En bref, … rien.
Non rien de plus. Le gouvernement a soutenu sans condition en 2008 l'industrie automobile. Sans condition ! Dès lors que la conjoncture économique s'enfonce un peu plus, dès lors que l'actionnariat doit encore et toujours être mieux protégé, les groupes industriels n'ont de solution que de licencier les ouvriers, que de délocaliser la production.


Situa­tion temporaire.
Le ministre espère qu'il s'agit que d'une situa­tion temporaire. On croit rêver. Nous aussi, mais on attend surtout que le gouvernement n'attende pas mais qu'il agisse. Sa seule action sera celle d'un accompagnement renforcé envers les intérimaires. On peut toujours leur promettre un ticket de bus vers le pôle emploi le plus proche.


Et pendant ce temps.
En temps de crise, les communiqués de presse tombe. Le conseiller national de ce « grand mouvement » politique (le Modem) nous montre la voie du futur (): "le développement économique local". « Un front commun de toutes les parties prenantes » devrait trouver « une nouvelle stratégie » afin de développer une gamme de véhicule à « forte valeur ajouté». La crise de l'industrie est en partie liée au coup de production mais aussi au marché auquel celle-ci est destinée. Les ouvriers licenciés ne sont pas des consommateurs, il faudrait se le rappeler. 

En somme. 
Si on commence à pouvoir vendre des voitures avec du vent, il faut que je pense à investir dans une concession, fut-elle perpétuelle.

 

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