mardi 16 août 2011

Un jour, je me suis coincé les doigts dans une porte

Et depuis je fais toujours très attention.

J'étais encore un petit gamin. Je cherchais mes parents dans cette nouvelle et si grande maison. C'est fou comment la surface de la maison varie en fonction des âges. Très grande quand on est tout petit et que l'on veut aller partout. Trop petite adolescent quand on veut s'isoler pour faire des conneries. Beaucoup trop petite quand on devient parent. Et si grande à nouveau quand tout le monde s'en va.

Je cherchais mes parents. J'ai ouvert la porte, et refermée aussitôt. Sauf que j'ai cru entendre un bruit, j'ai mis la main. J'ai perdu un petit bout de doigt. Quelques millimètres de peau et de chair et un ongle un peu de travers.

Je cherchais une ouverture sur le nouveau : ouverture et débauchage ... sur une .

Pour moi, il n'existe pas d'ouverture en politique. Tôt ou tard, la porte va se refermer sur les doigts de l'opportuniste. Des ministres d'ouverture de et Fillon, que restera-t-il le moment venu. Tous ont été usé, laminé. Même le RSA de Hirch attend d'être dépecé lorsque le moment des comptes et du déficit sera venu. , et n'existent plus. Ils n'étaient pas porteurs d'une politique d'. Ils n'ont servi que de faire-valoir à une politique décidée pour eux par un président tout puissant après les avoir nommé ministre.

Reste peut-être ... qui s'agite comme un diable pour exister encore. Mais lui aussi sera comptable du bilan de 5 années de Sarkozysme. Il tente de survivre en ministre de l'industrie, .

Et demain à gauche ? Il n'y aura aucune ouverture à droite. Les leaders socialistes (s'ils gagnent les prochaines élections ...) ne feront jamais la même erreur. En 1988, François Mitterrand avait compris qu'il lui fallait les voix centristes pour améliorer sa majorité relative, qu'il perdit en 1993 de toute façon.  Comme le dit Romain dans sa conclusion : "l’ouverture est toujours une façon, plus ou moins subtile, d’assurer l’hégémonie d’une force politique, soit en déstabilisant la concurrence, soit en la contraignant à se réorganiser autour de soi." Elle ne peut servir que de calcul politique, mais en aucun cas de programme.

2 commentaires:

  1. "Les leaders socialistes (s'ils gagnent les prochaines élections ...) ne feront jamais la même erreur " Dont acte ! Mais il est vrai que la naîveté existe aussi en politique....

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  2. Joli :-) Dommage que Besson ne se soit pas coincé le doigt enfant, ça lui aurait peut-être servi de leçon ...

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