samedi 15 mars 2008

1000 coeurs debout pour pénélope et son pépé, à Aulnay

Aux initiés,
il manque seulement 1000 coeurs debout

À Sparte, sur son banc, la vieille Pénélope attendait ses copines Lucienne et Gisèle. Pénélope, à son habitude maugréait sur le ciel, le temps et les saisons qui passent.

Elle tissait depuis si longtemps sa rancoeur que son mari n'était jamais revenu. Il préférai le charme des sirènes.


Alors Pénélope pestait sur tout, les jeunes, les familles. Elle qui ne pensait qu'à elle et ses amies, refusait de voir la différence. Avec ses copines, elle enviait ses cousines, les walkyries. Mais contrairement à elles, au lieu de se battre avec honneur, elle préférait les allusions et les mensonges.


Petit à Petit, son esprit devenait si étroit. Alors tout se mélangeait, la vie chère, sa faible retraite, les enfants partis. Tout était de la faute de ceux d'en face. Elle voulait garder son banc à sa place, parce qu'il était à cette place depuis si longtemps. Mais son banc était vermoulu. Lui aussi comme les bancs voisins désirai être remis à neuf. Il en avait assez de cette peinture qui s'effrite. A chaque printemps, on promettait de tout changer mais c'était pour la façade. L'arrière cuisine sentait toujours la vieille soupe.

Aujourd'hui, les cerisiers sont en fleurs, les oiseaux chantent la saison des amours. Du nord au sud, Sparte est belle dans les coeurs. Seul, celui de Pénélope est froid. Au fond d'elle, elle sent qu'une chose l'attend. C'est de partir pour de bon.





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