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vendredi 28 septembre 2012

Hollande aux affaires

Depuis un an déjà !
Enfin dans quelques jours cela fera , ou presque...

C'est un peu le bilan d'une discussion qui a capoté sur twitter hier soir. Twitter, pas idiots, ses paroles en l'air et ses prises de bec. 

C'est que hier soir, Jean-Marc Ayrault était l'invité de David Pujadas. On avait donc le défilé des #UMP déçus de cette nouvelle majorité. On s'en doutait un peu qu'ils n'avaient pas choisi François Hollande. Mais ils avaient besoin de le dire.

C'est alors qu'on a discuté du calendrier. Même Bernadette Chirac le disait ce matin. Hollande est élu depuis peu. Il faut attendre. Mais selon certains militants UMP, la gauche est au pouvoir depuis plus de 6 mois, depuis la campagne électorale, depuis les primaires citoyennes. Carément...

Bientôt ce leurs permettra d'accuser Hollande d'être . Ils sont ridicules.

lundi 24 septembre 2012

prise de têtes

Il y a des moments dans la vie ou tout devient insupportable.

C'est comme cette prise de bec avec le livreur de pizza qui joue accélère sans cesse au feu rouge. Sa mob pue les gaz et encraste ton pif. Ça nous vaut de montrer les dents mais pas pour cette enseigne à la familly.
C'est aussi le vigile de monop qui refuse que ta progéniture tienne sa trotinette dans le magasin. Devant ses explications à coup de caméras et de patron, on préfère battre en retraite pour une autre enseigne. Là  c'est la menace du patron qui fait serrer les poings.
Et ce matin, alors que réveil ne plus, le courage d'aller bosser s'émousse déjà. On imagine ceux qui voudraient bien avoir les mêmes problèmes du lundi matin. Les rotules du vélo grincent. C'était un signe. Putain de bordel, le est mourant. Le câble de son défibrillateur est resté connecté au PC.
Ta tête, tu te la met toi-seul au .

jeudi 20 septembre 2012

l'angoisse du sac oublié #qml

Ce matin, 6h30, le RER B entre en gare du nord. Comme à chaque fois c'est le chassé-croisé dans la rame. Plongé dans ma lecture sur les péripéties de Charlie Hebdo (encore et toujours) je ne prête pas attention à mes voisins.

Quand un des voisins s'est brusquement levé alors que le RER redémarrait, j'ai quitté ma lecture. Déjà quelqu'un prenait sa place. Et il poussait un sac du pied. La dame en face le lui renvoyait tout de suite.

Le sac n'était à personne. Il fallait prendre une décision. Sans le dire, je suis certain que chacun pensait au pire. Alors il a ouvert le sac de sport. Évidemment il n'y avait .

C'est con, hein ! Il suffit d'une poignée d'extrémistes, des larmes et d'un coup de crayon pour que l'on s'imagine le pire devant un sac. Charlie conserve toute ma sympathie.

Le cumul, c'est pas bien !

me demande mon avis sur le non-cumul des mandats. Un appel est même pour les militants socialistes qui voudraient signer.

Je ne signerai pas. Pas que je ne sois pas d'accord, mais cela ne servirait à rien. J'imagine (à l'origine de ce site) arrivant dans le bureau de Martine Harlem. Avec toutes leurs signatures, ils seraient fiers d'eux. Bien sûr il faudrait recompter, bien sûr il faudrait vérifier que les signataires soient socialistes. Sauf que les français n'ont pas élus les militants socialistes au parlement, sauf que ce n'est pas le premier secrétaire qui doit obliger ses ouailles à obéir.

Le non-cumul des mandats est une promesse de campagne. Elle doit passer par le parlement. Et celui-ci décidera s'il doit voter cette proposition. Il y aura peut-être des aménagements. Je n'en sais rien.

Quand à notre ami blogueur, je vais me permettre de lui faire une proposition. Noël Mamère est à la fois député et maire de Bègles, Joël Labbé, sénateur et maire de Saint-Nolff. Dominique Voynet a cumulé son titre de sénatrice et maire de Montreuil jusqu'en 2011. Les Verts ont ceci de formidable qu'ils ont pour eux toutes les excuses possibles (petit parti en nombre d'élus, financement difficile). Il serait donc intéressant et pertinent de commencer à appliquer à soi-même ce qu l'on veut faire décider par d'autres. 

Pour ma part, j'ai fait le choix du non-cumul depuis des lustres. En effet j'ai connu un  archi-cumulard, en l’occurrence Charles Josselin, qui fut député, président de conseil général, maire. Il a même été sénateur quand il ne fut plus ministre... Mais je vois bien derrière ce questionnement la cible qu'elle cache.

Hervé, une dernière chose. Tu as traité de troll. C'est mal. C'était faux d'ailleurs. Je préférerai que tu consacres plus de temps à vérifier les commentaires qui trainent ou tu es redevenu rédacteur. Laurent a la franchise de ses propos. Il avance le visage découvert. Et il ne cherche pas comme cela est devenu l'habitude les polémiques à deux balles sur la gestion de la ville.

mercredi 19 septembre 2012

Histoire de poils, de voiles et de moustaches

Comme souvent le mercredi, mes souliers se trainent vers la place , pas très loin de la maison. La boulangerie, puis la presse, comme le plus souvent. Aujourd'hui, j'ai . Le dieu antalgique m'a cassé les reins. Je suis entré à 8h24, soit 24 minutes après l'ouverture de la boutique de la presse.

Je prends mon quotidien préféré (celui à gauche mais qui fait chier les gauchos et l'industrie du luxe). Un coup d’œil sur l'étagère du bas, plus aucun Charlie Hebdo ! La vache, aujourd'hui.

Le boutiquier attendait. Il n'a pas la tête des bons jours. On est ... Plus de Charlie. Pfff. Ils n'ont rien compris. Charlie Hebdo n'a fait aucun tirage supplémentaire comme la dernière fois sur les caricatures.


Je rigole quand je lis que certains voit dans le pied de nez du satirique une opération markéting. Charlie Hebdo, si la semaine prochaine tu recommences, je m'abonne pour l'année. Juste une précision, la dernière fois que je me suis abonné, tu m'avais offert des préservatifs dans des boites en métal avec des jolis dessins. Je n'ai jamais osé les ouvrir. Ils trônent toujours sur un meuble dans ma chambre d'ado. Comme cadeau de bienvenue cette année, pourrais-tu inventer des lunettes comme ton ancêtre Hara Kiri ? Juste histoire de voir la vie autrement.


lundi 17 septembre 2012

Ma journée patrimoniale de l'Elysée avec papa et maman

les gens

L'élève Ducobu tente de griller la queue
Dimanche papa, maman et moi sommes allés visiter le palais de l'Elysée. Il a fallu se lever de bonne heure, parce qu'hier déjà on avait essayé d'entrer mais l'attente était trop trop longue (selon papa qui voulait encore ranger sa cave). Du coup le matin, que l'on est parti. 
 




Quand nous sommes arrivés, il y avait beaucoup de monde alors que les portes n'étaient ouvertes. Les gens tout autour étaient plutôt souriants, les gendarmes aussi. Ils devaient avoir froid, parce qu'ils ne sortaient pas de leurs camionnettes. On a commencé la queue presque devant l'hôtel . Quand quelqu'un a voulu aller boire un café, papa a proposé de demander au président de mettre sa cafetière en marche.Il n'a pas répondu .

Du monde partout, dedans et dehors
Quand on est enfin entré dans le parc de l'Elysée, c'était très agréable d'avoir de l'ombre après plus de deux heures d'attente. Papa était proche de quand il s'est rendu compte qu'il y a avait tant de monde devant nous. La queue nous avait suivi, ou bien c'est l'inverse je ne sais plus ce qu'il a dit.




Faux Hollande surveillé par un faux Valls

Papa a remarqué qu'il y avait un sosie de François Hollande sur le haut des marches. N'importe quoi, il n'avait pas de lunettes. Faudrait peut-être que papa aille voir son ophtalmo...









Le président ne marche pas sur les fleurs
caméras sans journalistes
Quand les caméras se sont installées, nous avions à peine traversé le parc. Du coup papa a expliqué à maman que quelqu'un d'important devait arriver. Les gens marchaient encore moins vite. Au bout d'un long moment on a vu le président de la République et sa copine. Moi je l'avais déjà vu à Aulnay. Il n'avait pas beaucoup changé, sauf son costume peut-être. Maman lui a fait deux bises et comme il est fort il me tenait la main en même temps. Je crois que les jardiniers vont avoir un peu de travail parce que le président a voulu dire bonjour à tout le monde. Il a marché sur les bordures sans écouter le monsieur qui lui disait de sortir de là. Papa rigolait parce qu'un monsieur qui n'aimait pas le président et sa copine ne disait rien quand il est passé à côté de lui. Il m'a expliqué le mot "téméraire" que je n'ai pas bien compris encore.



sculture pompidamidot
salon renfermé
Une fois qu'il est parti dans la salle des fêtes, on a pu avancer. Mais les jeunes pompiers n'avaient rien compris et on se marchait dessus. Arrivés dans le premier salon (voir le plan) c'était magnifique. Papa a dit que c'était Valérie Damidot qui avait refait la décoration. Je crois qu'il se moquait. Plus loin, on a vu la salle à manger de M. Pompidou et de sa femme. Il faudrait l'ouvrir plus souvent ça sentait le renfermé.




petit bureau pour grande personne
C'est magnifique
Après on a vu la salle des fêtes. Rien mais rien à voir avec celle de Planguenoual. C'est nul, il n'y a même pas d'estrade pour chanter. La table était belle. Les lustres aussi. Maman se demandait comment on réussissait à rendre ça aussi impeccable. Papa a cherché la marque de l'aspirateur. Après on a visité la salle du conseil, les petits salons. Puis on est monté voir le bureau du président de la République. Il est beau, plein de dorures et très grand. Papa m'a dit que le président lisait le dernier livre de . Et que quelques-uns allaient avoir mal aux portefeuilles.


internet n'est pas toujours simple


Ensuite on est redescendu par l'entrée des artistes. Papa discutait avec un copain qui avait plein d'adresses mails à taper avec des photos dessus. Je n'ai rien compris. Pendant ce temps, je faisais coucou à un militaire qui regardait par la fenêtre caché derrière un rideau. Pff, il ne m'a pas répondu.





fantôme de l'Elysée
En sortant le président était encore là. Il était en train de dire au revoir aux gens dans la rue. C'est bizarre on ne part pas de sa maison quand il y a encore plein d'invités. J'ai tout compris quand il est monté dans sa voiture avec . Quelqu'un a crié "Vive les mariés". Tout le monde a rigolé, moi aussi. En fait c'était un mariage mais papa n'a pas su trouver le buffet.

vendredi 14 septembre 2012

Newsring, le débat qui trash

Frédéric Taddeï a son site internet . C'est un site de débat sur internet. Une question, deux choix possibles. Jusque là rien à redire ! C'est sur le choix des questions que l'on peut émettre quelque doute.

Si la Une du journal Libération fait débat : On peut se demander en quoi la question va permettre de faire avancer un aussi vieux que

S'il fallait s'identifier sur ce site seule la question sur la publication des seins nus de Kate Middleton mériterait peut-être un minimum d'intérêt.
(On demande à voir avant de voter oui)

Quand on pense que ce site utilise en journalisme comme modérateur, on peut craindre le pire pour de cette déjà bien abimée. (Rajout du 15/09 allez lire , sur le même sujet mais avec beaucoup plus de classe !)

jeudi 13 septembre 2012

leçon de cynisme avec JF Copé

"Je trouve cynique que la gauche instrumentalise des sujets de société à des fins strictement politiciennes"

Quand  j'ai lu cet extrait d'une interview de Jean-François Copé, je dois vous avouer avoir été étonné. Toujours à l'affût, je crois être suffisamment connecté pour ne jamais manquer une information d'importance.

Ma curiosité m'a donc poussé à savoir quelle propagande gouvernementale pouvait provoquer cette contre-attaque.

C'est simplement le mariage homosexuel !!! proposition sociétale déjà ancienne dans la gauche de gouvernement... Copé découvre seulement en ce moment les propositions législatives du programme socialiste.

Je lui proposerai bien de relire tout depuis le début afin qu'il se rende ce que  instrumentaliser veut dire. Cinq années de présidence, d'agitation et de coup d'éclat pour quels résultats  ?

Blog itinérant

dimanche 9 septembre 2012

"C'est triste"

Ce fut peut-être sa seule parole.

Samedi midi à l'heure ou on s'installe à table, il n'y avait plus mon œil de Monpontet. On pleure sa mais l'auteur a voulu se renouveler. Le a donc commencé un peu plus tard, et mon repas a fini plus tard.





C'était les PSA d'Aulnay que l'on filmait. Il y avait la stupeur de l'annonce la fermeture. Il y avait de . Il y avait aussi de la résignation à l'heure de retourner à l'usine. Des larmes, des inquiétudes et des projets, mais heureusement pour une fois on trouvait une sobriété toute nouvelle dans la lucarne.


"C'est triste"
Ce fut sa seule parole. A côté de moi, sage comme une image, elle a regardé, elle a écouté. A ce moment-là je me suis demandé ce qu'elle pensait de tout ça, du chômage, de la crise, des gens d'Aulnay qui perdent leur emploi. C'est qu'ici on commence à regarder qui va être embarqué dans la tourmente, un parent d'élève, le mari et le frère de la dame qui fait les ménages. Il n'y aura pas de solution pour tout le monde.

Après j'ai voulu expliquer les profits, , , le coût de l'emploi. C'était inutile. Je me suis souvenu comment la crise déjà en 1982 avait chargé nos épaules d'enfants. Ma génération a toujours connu le chômage de masse.

Samedi midi on a regardé le reportage de France 2 sur la fermeture d'Aulnay. Et je me demande ce que faisaient les enfants des héritiers Peugeot à ce moment-là.

Le cracra, le web et Cindy

Ce matin dans le poste, on entendait Cindy Léoni, la nouvelle présidente de SOS-Racisme. Elle a aussi un nouveau combat : la jungle du net.

C'est que le gros con raciste a fait sa révolution 2.0. Il a créé avec plein de site ou de forum ou il peut déverser sa bave sur les youpins ou sur les frisés... Ça le détend un peu en rentrant de son pôle-emploi.

En entendant Cindy, je me suis jeté sur ma liste de blogs qui puent sous les bras. Ne la cherchez pas dans la blogroll d'à côté, elle m'est réservée. Je la consulte tous les jours pour me dire combien je suis plus intelligent, fin et cultivé que ces gougnafiers. Elle est là aussi pour me rappeler qu'il ne faut jamais baisser la garde.  Ce matin, celle-ci me parle des croyants (musulmans), de Soral, de Dieudonné, de Brievik et de Millet.

Cindy Léoni voudrait . Elle n'y arrivera jamais. A moins d'avoir une armée de censeurs chinois (et encore) ce sera un combat de perdu. Le raciste restera raciste, dans sa vie comme sur le web. il se défoulera comme il pourra, quitte à passer à l'acte.

Cindy, continue les testings ( Pour vérifier si une discrimination raciale existe, des personnes d'origines différentes vont se présenter successivement à l'entrée d'un établissement, vont postuler à un emploi ou répondre à une annonce de logement. Si la proposition d'emploi, de logement, ou l'entrée d'un établissement n'est pas offerte aux personnes d'origines étrangères (seul critère qui permet de distinguer les candidats, par la consonance de leur nom, par leur couleur de peau, par leur accent), le flagrant délit de discrimination raciale est avéré. ) Va expliquer sur les plateaux télés, les discriminations, les insultes et du racisme en France. Va dans faire comprendre que c'est là que tout commence.

Laisse le web tranquille, c'est dans le quotidien des que tu feras avancer ta cause.

samedi 8 septembre 2012

Arnault au royaume des Belges

Bernard Arnault veut juste obtenir la nationalité belge, apprend-t-on aujourd'hui.

Bien sûr, ça simplifiera ses démarches quand il devra se rendre au poste de la douane. Mais à mon avis ça ne va pas simplifier nos rapports avec nos amis belges. Pourquoi donc les futurs exilés fiscaux cherchent à partir vers le plat pays ? Quels sont les modalités fiscales propres à ce pays ? On aura les réponses au journal du soir.

J'espère juste que les belges n'ont pas les mêmes problèmes que les grecs, les italiens ou les espagnols. Je dis ça, je dis rien, mais jouer de la concurrence fiscales avec les autres pays peut provoquer des désordres dans les hautes sphères.

Sinon j’apprends dans le journal que "Après la victoire de la gauche en 1981, Arnault s'était exilé aux Etats-Unis pendant trois ans." Vieille habitude donc !

mercredi 5 septembre 2012

Tu sais ce qu'il te dit le socialo ?

Ils me les gonflent .

Ils tapent sur Hollande et Ayrault. Ils ne savent faire que cela. Il suffit que le premier ministre se rende à l'université d'été du MEDEf pour entendre tous les écervelés d'être vendu au patronat. Bande de bouffon, le premier ministre a du boulot. Il doit remettre la France d'équerre, le chômeur au boulot et l'industrie à l'export. Si pour ça il doit rencontrer et négocier avec les chefs d'entreprise, qu'il le fasse. Mais tous ces aboyeurs dont on ne connait rien, voudraient enfin leur grand soir. Une bonne révolution bien propre, que pour eux.

Et ils voudraient tant avoir raison. Malheureusement pour eux les français ont tranché. Et on ne peut pas dire que cela fut ric-rac. Alors on va les entendre bientôt dire que l'élection a été volée comme le fait la droite.

 Et maintenant certains militants viennent faire la leçon de démocratie au parti socialiste. Prenons Alain Bousquet, militant PG et blogueur qui vient d'écrire un billet sur le selon lui... Cher Alain, mèle-toi de tes statuts. Laisse les notres ou ils sont. On en a bouffé notre chapeau après Reims. Mais on a demontré que nous restions capables de gagner des élections (dont la principales) malgré nos défauts et nos faiblesses.


 Alors si le mode de désignation du premier d'entre nous te dérange, fais un billet si tu veux. On s'en fout totalement. Quand tu fais avec des catégories comme je cite : " " tu pourrais peut-être nous expliquer comment seront désignés les co-leader-maximus du parti de gauche lors du prochain congrès. Il vous faudrait avouer qu'il y a des statuts plus simples à lire (). (je ne comprend pas que sous couvert de parité, on se force à écrire adhérent-e-s, délégué-e-s, réuni-e-s)

mardi 4 septembre 2012

Un bout de rentrée !

C'est , la vraie, celle des enfants.
La rentrée des autres n'a pas une grande importance, en .

Alors il y avait cette petite fille qui voulait entrer à l'école. Trop jeune elle doit accompagner sa soeur et pleurait à grosse larmes. Sa maman ne savait pas quoi lui dire pour la réconforter. A son âge, l'école n'existait même pas. Pas sûr que la fillette ai compris la nuance.

Il y avait la toute petite et son Hello Kity tout rose. Le doudou caché à l'intérieur, elle rentre dans la petite école en face. Elle a bien compris que tous les grands en face sont trop grands. Elle regarde son frère qui lui quitte les petits du CP pour le CE1. Il a la fierté des enfants qui grandissent.

Il y avait aussi tous les autres. Ceux qui ont roulé leurs bosses et leurs cartables. Vous aurez remarqué comment aujourd'hui ils étaient bien sages. C'est qu'il fallait faire bonne impression devant les nouveaux enseignants. Même les CM2 n'ont pas encore compris qu'ils sont les plus vieux de la cour d'école. Mais c'est tout juste si les parents ont le droit de les accompagner.

Sur le trottoir de l'école, c'est aussi la rentrée des parents. Chacun se salue ou s'embrasse. On croise même l'ancien parent d'élève qui est venu prendre le pouls d'une école qu'il connait si bien, la nostalgie en plus.

En quittant le trottoir de l'école, on croise les retardataires du premier jour, comme les années passées. Ce seront toujours les mêmes. Ils sont . Le directeur les connait bien. Il a gardé le sourire.

samedi 1 septembre 2012

Le totem

Au départ, il y avait une simple invitation.

On est venu par la route habituelle dans la campagne de Collinée. On était à de de . Bien loin de la grand-route comme on dit.

Et puis il a fallu quitter la table, un peu précipitamment. Le travail à la ferme même pour des pré-retraités n'attend pas. On a découvert l’enrobage de grains de blés, qui deviennent tellement rouge que les corbeaux n'en veulent plus.

C'est sur le chemin que je l'ai revu. Déjà dans le journal on avait annoncé à Binic pour lancer la course à la présidence de l'UMP de JF Copé. Et "il" était là. Et "il" était la preuve que rien n'est jamais perdu ... pour la droite bretonne. 

Sur son d'eau, il ressemble à un totem. De tout l'après-midi il a donc vu passer quatre tracteurs, deux camionnettes, quelques voitures mais aucune vache. Et personne qui s'arrête lui parler de son travail. J'ignore qui a pu coller cette affiche. C'est dans la durée que l'on trouve son efficacité. Une vraie vacherie de piqure de rappel !