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dimanche 29 juillet 2012

La fin de la cavalcade

C'est ma connerie recensée.

Les enfants sont et gâtés de gadgets qui s'entassent dans un vieux coffre oublié. Au mieux celui-ci  est stocké directement dans leur chambre, participant ainsi à la pagaille pas organisé. Voilà t'y pas qu'il y a un mois, notre fille nous ramène un beau cheval. Il avait fier allure avec son poil argenté avec des reflets roses. Il n'était pas farouche. Mais il fallait le tenir avec une simple ficelle de peur de le voir s'échapper.

Ah bien y repenser le cheval devait être une poney nain. Mais il y a des âges ou il est préférable de ne pas commencer à discutailler sur l'évolution équine. Une fois à l'abri entre nos quatre murs, j'ai lâché la bête qui s'est collé au plafond. La grenouille s'était prise pour un bœuf plein d'Hélium.

Comme tous les gadgets, celui-ci a fini dans la chambre. Il eut néanmoins les faveurs de sa propriétaire, et fut attacher au radiateur. On l'avait oublié. La jeune cavalière est parti en vacances avec son cabot, laissant tomber la baudruche pour des purs sangs.

Oublié vous dis-je. J'avais remarqué que le bourrin faisait la gueule depuis quelques jours. Il avait maigri, cherchant l'herbage sur le plancher plutôt que l'air des hauteurs sous plafond. J'aurai du me méfier de la vieille carne.

Hier matin, après la chaleur de la nuit, j'ai décidé d'aérer la maisonnée. Plus tard quand je l'ai trouvé dans la salle de bain, j'ai pensé qu'on le dirigeait vers . La maitresse de maison allait lui faire les définitivement. Jamais je n'aurai pensé qu'il avait pu parcourir un telle distance tout seul, porté par des courants d'air frais. La fenêtre était ouverte. C'était tentant. Le cheval était à terre. Il attendait le coup de grâce. Du premier étage à la poubelle, il n'y avait qu'un saut. Je l'ai balancé en me disant que dans la minute qui suivrait je l'aurais dégonflé et jeté.

J'ai trainé ... sans doute comme lui. Il faisait beau. Le soleil frappait déjà fort. Quand j'ai regardé à nouveau par la fenêtre, le tocasson me toisait, à nouveau gonflé d'Hélium. Ce fut rapide. Le temps de sonner , il se barrait en me narguant. J'ai cru un moment que les vents le pousseraient à revenir. Mais ceux-ci étaient aussi joueurs. On le soupçonne d'avoir tout manigancé. Et la kosak n'a plus de fier .

samedi 28 juillet 2012

Rien à foutre de ces jeux !


Il parait que Londres organise les jeux olympiques. Je dois vous avouer que je m'en moque totalement. Peu m'importe toutes ses nations regroupées autour des stands tenus par les multinationales à la recherche d'un espace de publicité.

Bien sûr le sportif a le cœur sain et profond. Il n'est là que pour du sport. Il cherchera à se dépasser pour finir avec un médaille autour du cou.

Et pendant ce temps-là, les télévisions vont diffuser les poncifs (toujours les mêmes) sur les efforts, sur les sacrifices et sur la dure loi du sport. Tout est écrit à l'avance, comme il y a 4 ans, 8 ans, etc. Il y aura du dopage, des blessures, des erreurs d'arbitrage. J'allais oublier le fameux sportif qui reste au pied du podium en finissant quatrième. Tout cela est .

On a déjà eu un avant-gout des dégâts diplomatiques quand les joueuses de la Corée du Nord se sont vexées sur une erreur de drapeau ou d’hymne national. Il parait que le sport rend libre. J'entends plutôt les fusils à vent résonner dans les baffes du téléviseur.




Ma première voiture et les suivantes

et avant lui nous ont présenté leurs premières voitures. Je m'installe aussi au volant. 

  • 1989 : Une Citroën Visa Olympique de couleur rouge. Un joli cadeau de la part de mes parents pour fêter mon permis. Elle appartenait à la famille, mais avait été drôlement accidentée sur les routes de Trégenestre. Ma père avait bossé dur pour la remettre sur ses quatre roues. C'est avec cette voiture que je partis pendant deux ans sur Lannion. Un souvenir : le confort de ses sièges.

     
  • 1991 : J'ai une surprise qui m'attend. Alors que la Visa avait laissé son pot d'échappement sur la RN12 à la hauteur de Plérin, mes parents m'offre une Citroën AX 1.0. Je l'ai trainé quelques années. C'était une voiture au confort tout spartiate. Je l'avais relativement customisé, appui-tête, horloge, housse sur les sièges, autocollant CG22 !!! et IUT GEII. 
  • 1998 : Je suis monté à la capitale. Je gagne correctement ma vie. Et avec ma future  femme, on se lance enfin dans l'achat d'une vraie voiture, une Peugeot 106 d'occase avec un moteur essence 1.4. Autant dire que l'on a fait un mauvais choix quand il s'agira de rester travailler définitivement en région parisienne. A l'époque on enchaîne les allers et les retours vers la Bretagne. La 106 était très confortable. On découvre les vitres électriques, le toit ouvrant. Mais le bilan économique s'avère peu intéressant à la pompe. 



  • 1999 : Ma première voiture neuve est une Peugeot 206 HDI 1.9. Comme elle est neuve, elle a forcément les petits trucs qui font plaisir. On s'est offert le toit ouvrant que je trouvais énorme. Et j'avais demandé un régulateur de vitesse. C'était très peu fréquent à l'époque. Cette voiture a avalé les kilomètres. Elle était puissante, économique, passe partout. Elle m'a couté deux points sur le permis. Un lundi matin de janvier alors que l'on rentrait à Paris, et que l'on était seul sur l'autoroute, je roulais trop vite (en fait aussi vite que si l'on avait été un dimanche soir). A l'époque, on appuyait sec sur l'accélérateur sur les autoroutes. Ce fut la fin des conneries. Et je mis 11 ans pour reperdre bêtement deux autres points.  



Photos piochées sur les forums

jeudi 26 juillet 2012

Ella and Louis

La journée se finit.
Comme bien d'autres avant elle, les nouvelles sont tristes, encore une fois.
Parfois la vie s'arrête un peu vite, parfois la souffrance est insupportable, alors je sors la zik qui appaise. 

demande à quelques-uns d'entre nous de présenter l'artiste que nous apprécions plus particulièrement. J'ai choisi deux valeurs sûres que j'adore écouter : Ella Fitzgerald et Louis Armstrong. 




J'ignore si demain il fera beau, mais ce sera demain.

mercredi 25 juillet 2012

La fumisterie moyenne de l'opposition

L'UMP s'entraine... Elle apprend son rôle d'opposant.
Alors quelques fois, elle dérape, comme hier (), en oubliant qu'il y a quelques semaines, ce même parti prenait sur les bancs parlementaires.

Dénoncer, vilipender, exagérer bien le trait, c'est la seule chose qui va permettre à un député de l'opposition de passer à la télévision. 

Par exemple, Thierry Mariani, de la droite populaire, nouvellement "forte", demandait cet après-midi au gouvernement de revenir sur la fin de la prise en charge des frais de scolarité des français de l'étranger. Ce député a eu le bon gout de comparer cette mesure et celle visant à supprimer la franchise pour l'accès aux soins des étrangers résidant en France. François Hollande avait pris cet engagement et les français semblent avoir souscrit à celle-ci en élisant 8 députés à gauche sur les 11 élus à l'étranger... Cette mesure décidée par Nicolas Sarkozy favorisait 7800 sur 115000 lycéens en mobilisant plus du quart de la dotation de soutien aux élèves. Mais Thierry Mariani s'enlisait dans sa réflexion en prétendant que les français de l'étranger n'étaient pas des privilégiés. On attend de connaitre les précisions de l'UMP et de , problème non-moins important.

Autre exemple, celui que l'on appelle l'homme au pot de fleur, Marc le Fur, a tonné contre la révision du seuil de l'abattement sur les droits de succession ( de 150 000 à 100 000). Il a qualifié cette décision de " crime à l’égard de la famille. C’est un crime à l’égard des classes moyennes. C’est un refus de la notion de " Il oublie lui aussi que cette décision ne touche que 10 % des français les plus riches. Je vous conseille de lire qui revient sur la définition de "classes moyennes".

L'opposition s'oppose, la majorité travaille.

&

mercredi 18 juillet 2012

Chez Casto, des outils mais pas de caissières.

Il aura fallu me traîner. 
Le magasin suédois ... je commence à ne plus le supporter. Cette couleur bleue moche et ce jaune qui tache. Et encore heureusement pour cause d'horaire de travail décalé, j'ai échappé à la visite du weekend. Vous connaissez tous hein ? Le parking sans place, les gamins qui courent, qui se font engueuler, et qui chialent. Et quand tu approches la sortie, tu es enfin soulagé d'imaginer le calme loin loin de là. Et quand tu approches la sortie, tu commences à te demander comment tu vas faire pour rentrer la nouvelle commode (l'achat ) dans la peugeot 107, vu que c'était la première voiture prête à partir à la maison. Et quand tu approches la sortie, tu te rends compte que tu vas mettre plus de temps à passer les caisses que tout le temps que ta moitié a mis pour remplir de conneries d’accessoires indispensables dans le p'tain de sac jaune. (Je participe allégrement aussi au gaspillage)

Mais il manquait le cache-pot. Pas n'importe lequel : celui très évasé et assez haut mais pas trop. Pas de chance, rien, nada, nothing, nichts, inget, niente aucun cache-pot ne convenait. J'adore les femmes. Surtout quand elle arrive à te convaincre que décidément tu ne comprendras jamais rien. Et comme à côté du IKEA, on trouve un Casto... Allez ça vaut la peine de se déplacer.

C'est curieux. Je n'ai jamais aimé Casto. Rien à voir avec . Je ne sais pas s'il y a tout ce qu'il faut. Mais je n'aime pas le magasin et la façon dont il est achalandé. Il ressemble de plus en plus à un magasin de mode, avec des couleurs avec des agencements. Rien à voir avec un magasin de bricolage. Mais je suis un idiot. Il paraît que les dames se sont mises au bricolage pour le bonheur des mecs qui peuvent en racontant des conneries avec les copains pendant que madame lasure. Alors le magasin de bricolage s'est adapté à sa clientèle. 

Et le ? Pile poil , comme quoi il y a tout ce qu'il faut (du moins de la couleur taupe, d'un diamètre de 30 cm et d'une profondeur de 53 cm, le tout pour 19,90 euros). Reste l'épineuse question du passage en caisse...

Une caisse ouverte à 17h30, 11 personnes font la queue, plus nous. Devant l'état avancé de ma décrépitude, ma douce m'indique un banc vers la sortie sans achat. Malgré tout, je questionne la petite dame de l'accueil qui doit en entendre de belles tous les jours. Une seule caisse ... le renfort arrive ...en ce moment c'est souvent qu'on manque bras... c'est comme cela que l'on perd le client ...

Alors je pense au concurrent qui fait la pub sur TF1 avec ses jolies maisons qu'on se demande ou elles se trouvent : Leroy&Merlin. Sans doute un peu plus débrouillards, ils sont faire la caisse par les propres clients. Ça amuse les enfants qui jouent pour de vrai à la marchande, ça fait grincer les dents des parents qui se disent que plus c'est moderne pour faire tourner les boutiques.

Le renfort est arrivé. Et les messieurs ont laissé passer la dame avec son grand sourire et son achat qu'elle n'aurait plus lâché. Le cache-pot a fini par trouver son pot. 

Toute ressemblance avec une histoire vraie ne serai qu'une pure coïncidence.

samedi 14 juillet 2012

14 juillet 10h, on y était !

Pendant que certains blogueurs se la devant à regarder le premier défilé militaire de la présidence Hollande, d'autres avaient pris le courage à pour l'éclaircie de cet été ... automnale.

Depuis que j'habite la région parisienne, j'avais pris l'habitude de regarder le défilé d'un œil distrait à la télévision. Il faut dire que les commentaires (re-re-entendus) finissent pas lasser plus d'un patriote. Ce matin poussé par une invitation de quelques bretons venus za-la-capitale, nous avons bravé les barricades aménagées à la va-vite par la maréchaussée. 

Ma doué beniguet, que de monde ! Pire qu'au marché aux poulains de Plaintel (le 1er octobre pour ceux que cela intéresse). Les sacs ont été fouillés. Les nanas ont été palpée... les mecs aussi. Pour une fois pas besoin de soulever la casquette à la recherche d'une hypothétique lame de rasoir. Faut dire que le militaire était bien loin d'un jet que quoique ce soit.

Nous nous sommes positionné sur les champs devant Quicksilver, et à un jet de macarons de Laduré pour ceux qui situent le magasin.

Ma fille a vu des chevaux et des chiens. Moi j'ai chopé une torticoli à regarder les jolis avions par en dessous. Et j'ai un lumbago à force de porter la fi-fille à son papa sur les épaules. Et à gauche et à droite, on a vu le défilé avec des jeunes, des familles et des étrangers. On salue d'ici les russettes de l'Oural qui ont pris le temps de s'arrêter regarder la force militaire française. On ne sait pas si elle cherchait les chars russes qui font la circulation sur l'avenue depuis l'élection du président français (et SOCIALISTE).

Le public était sympa. Un petit vieux montrait à une connaissance sa parfaite érudition sur la tenue militaire pour l'impressionner. Pas de chance à chaque fois, un ancien de l'armée lui rappelait que l'armée de l'air n'avait pas forcément des pompons sur le couvre-chef. Il a fini par s'éloigner.

On a attendu la légion qui ne sentait pas le sable chaud. Trop loin, pas assez rapide, ils avaient prendre un raccourci pour passer devant la tribune. Bande de d'assoiffés !

L'année prochaine je découvre le château de Versailles !

vendredi 13 juillet 2012

Le poissonnier se pète une durite

Au lendemain de l'annonce de la fermeture de l'usine PSA, la ville d'Aulnay sous Bois est groggy. Les plans du constructeurs étaient connus depuis un an. Mais l'importance de cette annonce est vécue comme un choc.

Alors dans ces cas-là on regarde autour de soi quelles seront les familles touchées, quels sont les enfants à l'école qui auront un parent au chômage bientôt. On pense à cette maman qui fait des ménages et dont le mari et le frère travaillent à l'usine. Cette fermeture touche des visages connus bien loin des images que l'on a vu dans nous écrans depuis hier.

Une usine ferme et la ville est sous le choc. Depuis hier on voit les mêmes petites calculateurs donner des leçons, faire des plans sur la comète. On veut transformer des mètres carrés en fermes de serveurs informatisés. Sans doute serviront-ils à stocker du vent, mais que  seront devenus les emplois des PSA ?
Il faudrait alors transformer durablement le site. Soulignons bien la notion «durablement», preuve que la crise et la transformation de la société n'est qu'une broutille. Le yaka-fokon devient une boussole folle quand on se penche sur une feuille blanche.
Et je pense aussi à cette gauche si pure, incapable de gagner une élection, mais porteuse de division.

Bref la ville est prise de spasmes. Et comme à chaque fois, les non-dits ressortent. C'est que l'usine est associée aux cités qui font et défont une renommée. Ces cités ont été les premiers fournisseurs de mains d'oeuvre de l'industrie automobile.
En bref certains se disent que plus au sud (il faut toujours plus beau au sud dans cette ville), l'annonce n'aurez pas ou peu d'écho. C'est le cas du poissonnier. Quand il discute hier sur le marché avec sa voisine, il n'avait pas en tête les clients devant lui. «Ce ne sont pas mes clients qui pointent à l'usine, pas question de manifester (son soutien)». Le poissonnier pourrait vendre des andouilles. J'avais entendu les mêmes sornettes chez un boulanger qui cherchait la qualité et pas la quantité chez ses clients. L'un et l'autre ne se rendent pas compte que c'est toute la ville qui va se retrouver diminuée, affaiblie et appauvrie. Les coûts à venir seront cette fermeture seront gigantesques. Je ne suis plus sûr de sourire devant l'étal de poissons invendus.

jeudi 12 juillet 2012

PSA s'arrache

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L'annonce est tombée ce matin. "La direction de PSA vient d'annoncer la suppression de 8000 emplois en France. " On a la de .

Imaginez le premier employeur privé du département le plus pauvre de la région parisienne qui décide de fermer un site industriel. 3000 emplois directs qui disparaissent, 10 000 si on compte tous les prestataires, tous les sous-traitants. La friche industrielle va être monstrueuse.


Alors ...


Alors on va crier, s'agiter et manifester. Je lis que certains veulent être le cauchemar de la direction de PSA et du gouvernement. Qu'ils ne se trompent pas de combats, ce gouvernement de gauche n'est pas leur ennemi. Cela fait bien longtemps que la politique industrielle automobile n'est plus dirigée par les gouvernants politiques.  On se souvient que cette décision de fermeture avait fuité depuis bien longtemps, et que la seule politique du gouvernement de droite et de sa majorité parlementaire était un transfert de fiscalité en augmentant la TVA. 


Je vois aussi que certains s'agitent entre eux dans leur cabine téléphonique imaginant sans doute des retombées politiques sur leur ambition locale. On reparlera de leur(s) proposition(s) quand on les connaîtra...