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dimanche 9 septembre 2012

"C'est triste"

Ce fut peut-être sa seule parole.

Samedi midi à l'heure ou on s'installe à table, il n'y avait plus mon œil de Monpontet. On pleure sa mais l'auteur a voulu se renouveler. Le a donc commencé un peu plus tard, et mon repas a fini plus tard.





C'était les PSA d'Aulnay que l'on filmait. Il y avait la stupeur de l'annonce la fermeture. Il y avait de . Il y avait aussi de la résignation à l'heure de retourner à l'usine. Des larmes, des inquiétudes et des projets, mais heureusement pour une fois on trouvait une sobriété toute nouvelle dans la lucarne.


"C'est triste"
Ce fut sa seule parole. A côté de moi, sage comme une image, elle a regardé, elle a écouté. A ce moment-là je me suis demandé ce qu'elle pensait de tout ça, du chômage, de la crise, des gens d'Aulnay qui perdent leur emploi. C'est qu'ici on commence à regarder qui va être embarqué dans la tourmente, un parent d'élève, le mari et le frère de la dame qui fait les ménages. Il n'y aura pas de solution pour tout le monde.

Après j'ai voulu expliquer les profits, , , le coût de l'emploi. C'était inutile. Je me suis souvenu comment la crise déjà en 1982 avait chargé nos épaules d'enfants. Ma génération a toujours connu le chômage de masse.

Samedi midi on a regardé le reportage de France 2 sur la fermeture d'Aulnay. Et je me demande ce que faisaient les enfants des héritiers Peugeot à ce moment-là.

3 commentaires:

Troll un jour, troll toujours ?
allez fais un geste, cher anonyme,
trouve-toi au moins un pseudo !