mardi 6 décembre 2011

La surveillance "négative"

Il est des expressions curieuses qui arrivent sans explication. Et comme mon syntacticien Romain ne s'est pas encore penché sur la question dasn son blog , il me faut réfléchir à la surveillance négative.

Surveillance négative, drôle de nom pour une surveillance. En général on surveille quelque chose ou quelqu'un parce que :
  1. sa fille n'a rien compris au dernier devoir de math.
  2. le lait est sur le feu.
  3. le détenu dans le tribunal.
  4. le pirate sur internet.
  5. ...
La surveillance n'est pas positive. Elle est le résultat d'un doute qui entraine la mise en place d'une vérification. Rien de positif dans le doute.

Cette surveillance est très demandée en ce moment par les "agences de notation", elles-même totalement nouvelles pour le commun des mortels depuis 2008. Or l'agence a le pouvoir de décerner une note à un pays, à une entreprise et en l’occurrence au Fonds européen de stabilité financière (FESF). Ce nouveau-né (créé en 2010) est censé pouvoir emprunter de l'argent frais à la place de pays en difficulté (cf la Grèce)

Sauf que :
Le coût que le FESF devra consentir pour émettre de la dette dépend de la note que lui attribueront les grandes agences de notation financière : il devrait en théorie recevoir la note maximale "AAA". source
L'agence de notation Standard & Poor's veut dégrader la note du FESF, du fait qu'il vient en aide aux pays en difficultés. Alors que le Merkel - Sarkozy a oublié le volet entre pays pour préférer le volet répressif, la surveillance négative du fond de solidarité risque de mettre à mal ce dernier accord. Si le fond ne peut plus emprunter de l'argent à des taux "normaux", à quoi va-t-il servir ?

2 commentaires:

  1. C'est le thème de mon prochain billet pour le Lab (mais j'ai rendu ma copie avant que tu fasses ce billet).

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  2. J'attends sa publication. Aujourd'hui ?

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