vendredi 18 novembre 2011

le petit commerce ivre

C'est la distance entre un distributeur et le bistro d'hier.

Il nous a fallu un temps certain pour convaincre le patron de nous servir. Le problème souligné par mon camarade de sortie est quand le patron est plus bourré que ses clients. Déjà quelques minutes plus tôt, il avait drôlement éconduit la fine fleur de la blogosphère française (dont son ).

Un fois entré, pour l'équipe restante ce fut un festival. J'ignore si le beaujolais enfumait le patron du rade. Mais celui-ci nous a servi un discours national-pujadiste du petit commerçant qui paye tout.

"Et vous en pensez quoi de ce pays ?" Pays de merde, lui répond-t-on. Comme je causais polonais avec un entrepreneur du triangle d'or parisien, je n'ai pas vu d’où venait la réponse. Forcement le soir du beaujolais qui fait mal au ventre et à la tête, il faut remiser la fierté du patrimoine français.

"Et Marine, vous l'avez essayé ?" Cette question était surement un test sur mon bonheur conjugal. Alors que j'essayais d'en placer une, le patron s'énervait tout seul à tirer sur son clope devant son bout de trottoir. Avec la France et ses défauts (le "payer plus", le "travailler plus"), il nous faudrait "essayer" Marine parce que les autres ... pfouuu. J'avoue que j'ai abandonné. On essaye pas un politique. Les électeurs choisissent de voter pour lui en majorité. Mais c'était trop difficile à comprendre.

On ignore toujours si le café était ouvert ce matin à . Tiens il n'a pas parlé de Jean-Luc qui trône devant son commerce.

3 commentaires:

Troll un jour, troll toujours ?
allez fais un geste, cher anonyme,
trouve-toi au moins un pseudo !