mardi 3 mai 2011

le carton du jour

Je ne voulais pas parler du barbu. Trop de poils depuis hier dans ma liste de reader. Ça m'a lassé. C'est une histoire importante mais je n'ai lu que les petites histoires de mes favoris.

Hier j'ai pris mon temps. Un lundi chômé sans histoire. J'ai rendu une visite de courtoisie à deux de mes employeurs par plaisir. Se rendre au boulot pour ne pas bosser, juste dire un petit bonjour, ranger son vestiaire, prévoir le planning du mois d'août, bref des petits riens.

Mais il y a  eu le RER. J'était dans ma petite musique avec les brigitte quand j'ai jeté un oeil à mes pieds. Enfin pas à mes godillots, mais aux pieds du voisins en face qu'était debout et moi assis. Il y avait un gros carton, du genre un carton de six bouteilles de rouge qui tâche. Ça fait déjà un beau carton. J'était là en train de faire le film de ce cartoon qui avait voyagé. Il était cabossé mais tenait encore son contenant. Un carton. Du film je suis passé au scénario. On a  toujours dit de faire attention au colis. Dans les transports on te le rappelle tous les jours. Un colis suspect, mais on ne m'a rien dit sur les cartons.

Et l'autre barbu qui a des copains barbus. Ils pourraient tenter quelque chose. Lui faire une teuf. Pour son paradis avec toutes ses vierges.

Décidément le carton m'a rendu con avec mon histoire. Maintenant que j'ai viré mon scooter, je devrai me faire à l'évidence. J'avais plus de risques de finir en bouillie sur le périph' que clouter dans le métro.


Comme à l'évidence à nouveau l'humeur n'est pas badine, j'ai une dernière pensée sur l'attentat de Marrakech. J'ai lu ou vu ou entendu qu'il y avait plus d'européens que de marocains dans cette ville. Sous-entendant que d'aller au maghreb entraînait une prise de risque. Une fille de dix ans buvait un verre avec sa famille sur cette place. Elle devait être  heureuse, souriante, avec l'insouciance de son âge. Ce sera son dernier sourire. Messieurs les barbus aucune excuse ne peut justifier vos actes. Que ton paradis soit un enfer Oussama. À toi et tes semblables.


3 commentaires:

  1. Ta réaction me semble normale, nous vivons une époque folle...

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  2. Moi aussi j'ai tendance à dire qu'on vit une époque folle. Et puis il m'arrive de relativiser et d'imaginer la guerre de cent ans, le massacre de la St Barthélemy, les missiles de Cuba, l'épidémie de peste noire, ...

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  3. Moi j'ai tendance à penser que si ces barbus n'existaient plus, on serait peinard. Quoique, il y aurait bien d'autres abrutis pour prendre la relève et emmerder le monde.

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Troll un jour, troll toujours ?
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