vendredi 29 avril 2011

Martin à la Poste

Cet après-midi, je suis allé à la Poste comme chaque fin de mois depuis quelques années. C'est juste une lettre avec mes nombres d'heures que je passe au travail. Je sais que mon agence d'intérim l'attend, moi aussi. 
Je me suis souvenu d'un article que j'avais pondu sur un grand coup de fatigue : "Comment j'ai passé mon temps à lire la chartre marianne au bureau de poste Aligre à Aulnay, en me demandant quel titre j'allais trouver pour cet artic" (déjà à l'époque j'apprenais à mes dépends que les titres de mes articles ne devraient plus jamais dépasser 150 caractères. Depuis Twitter on est même descendu à 140, quelle misère) Depuis ce temps, à chaque fois, je me demande quel sera mon temps d'attente avant d'accéder au guichet.

14h01, je rentre difficilement dans le bureau de poste. Ce n'est pas l'influence qui bouche l'entrée, mais le guichetier se débat comme il peut avec le bouton anti-intrusion. Il explique à une dame, que les usagers ont quelques difficultés pour entrer mais surtout pour sortir du bureau. Je regarde tranquillement la batterie de mon smartphone en me disant que sa charge me permettra d'attendre les secours dans le sas anti-braquage.

Devant moi, deux personnes. L'espoir est là. La petite dame voudrait retirer du flouse mais quelque chose cloche. Un guichetier appelle sa collègue. La pièce d'identité ceci, le lieu de naissance cela. Cela dure un peu. La dame s'en va en promettant de revenir avec un permis de conduire. De l'avis de tous, elle ne reviendra jamais.

C'est presque mon tour quand soudain je me fais doubler par ma droite par un monsieur. Tranquillement il s'installe au guichet et commence à plaisanter avec la guichetière. Le malotru est âgé mais n'a pas l'air ni fatigué, ni handicapé. Non il est juste âgé.

Il est âgé mais il est malpoli. Et je déteste cela. J'entends depuis toujours que la jeunesse ceci, que les jeunes cela. Le jeune ne sait pas parler, se moucher, n'est pas poli, est trop grand, trop bruyant.

Je croyais que dans le temps (celui d'avant 68) l'éducation à la papa donnait des codes, des formules de politesse. Et j'ai mon monsieur devant moi, sans un mot. Il suffisait qu'il demande. Peut-être a-t-il eu affaire avec des bonshommes mal embouchés qui lui ont refusé la politesse. Mais quand même il n'y avait personne d'autre que moi et ma lettre dans le bureau de poste. Il suffisait qu'il demande.

Au retour, je plonge dans mon reader et je tombe . On se sent seul parfois.

2 commentaires:

a dit…

les vieux respectent plus les djeun's j'en sait quelque chose, pas plus tard que ce matin,je t'en ai pitcher un de croulant la soixantaine à la gare du nord qui voulait monter dans le REUR avant que votre {très agé mais encore véloce} commentateur descende. il attendra la prochaine fois , et j'ai même pas eu besoin de lui mettre la fessée. je reconnais que vu que c'est interdit maintenant je fut tenté.

a dit…

ce qu'il te manque, c'est un peu d'audace et un cerveau de femme
;-)
la prochaine fois, tente la simulation d'hémorroÏdes ca devrait marcher.

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