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vendredi 31 juillet 2009

Avis a la Population IV



Cette fois-ci, ce sera mon tour.
Et j'ai intérêt à être prêt.

C'est pourquoi je donne un devoir de vacances à chacun d'entre nous.
Amis bloggeurs, amis lecteurs, soyez les bienvenus pour le quatrième avis à la population des internautes d'Aulnay Sous Bois.

Pour vous inscrire c'est toujours par là :

Alors l'été sera-t-il chaud ?
Hadopi 2 vaudra-t-il Hadopi 1 ?
La grippe, la surchauffe, le travail le dimanche survivront-ils au mois d'août ?
Martine, Nicolas, François, ou Daniel seront-ils dans le même bateau ?


Et si vous apportiez vos plus jolis souvenirs de vacances ?

Alors toutes et tous au Monico.




dimanche 19 juillet 2009

Mitterrand à la tribune



par

ASKOLOVITCH BHL même combat

(mise à jour à 19h00)


Non, le Parti Socialiste n'est pas mort, il b.... encore.
Hooo, il buzze encore.

Aujourd'hui le journal progressiste, sans œillères et sans parti pris (lol) sort l'artillerie contre le PS et sa première secrétaire. On remerciera Bernard-Henri Levy de sa participation au débat. On n'attendra pas qu'il prenne sa carte d'un parti qui selon lui n'existe plus. Au fait il représente qui ou quoi BHL ? Parle-t-il au nom d'une élite que personne n'écoute ?

Comme à chaque fois, devant autant d'infopublicité de la part du Journal du Dimanche, je crois que l'on doit s'inquiéter sur le devenir de l'information politique en France.

Claude Askolovitch croit devenir la nouvelle référence du journalisme politique. Et l'état du PS est une niche de communication. J'entends que devant ses difficultés, le PS ne peut réagir ou répondre quand s'enfonçant un peu plus. Il est inaudible pour un temps. Alors plutôt de d'expliquer les relations, les idées, les ambitions, Claude Askolovitch préfère interroger un bon client qui ne représente rien que lui. On ne risque rien ainsi.

Et c'est ainsi que dans ce morne dimanche, on ne va parler que de Martine et sans doute de Carla, sisi celle qui a chanté pour Nelson.

ajout 19h.
J'ai réussi l'exploit de passer à côté de toute information jusqu'à 19h00. Le site slate joue aussi la provocation assez inutile en proposant d'écrire une lettre à Martine Aubry.
à lire sur
Le texte écrit par les rédacteurs de Slate m'est en cause de façon déplacée Martine Aubry. C'est un site de proposition et de réflexion. François Hollande qui est un rédacteur, au même titre que Copé. A la place de François, je réfléchirai un instant sur les suites de cette collaboration.


vendredi 17 juillet 2009

Valls tragique à Evry : 1 mort ?



Ce qu'il y a de bien quand on appartient au parti socialiste,
c'est que même quand on veut les oublier
et bien nos chers éléphants barrissent (sisi) si forts
qu'ils me sortent de ma torpeur post-déculottée.

Bref Martine écrit à Manuel.

Et alors, Comme Martine n'est pas très en forme, Manuel lui dit d'aller manger son brouillon.

Manuel n'est pas très aimé. Ses défenses de jeune éléphant sont pointues. Et encore jeunot, sa place dans le vieux de quille dérange les plus anciens.

Mais Manuel n'est pas très aimé non plus dans la tribu encore nombreuse des militants. Le petit sondage Facebooker-OpinionMyWayHimself me fait dire que le coup de gueule de Martine est parti trop tard mais va marquer les esprits jusqu'à la rentrée.

Et même si les éléphants font toujours n'importe quoi, ils ont de la mémoire.
Et moi aussi.

image :

la lettre de Martine Aubry à Manuel Valls

Le texte intégral de la lettre de Martine Aubry à Manuel Valls

Le 13 juillet 2OO9

Monsieur Manuel VALLS

Cher Manuel,
Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti.

Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c'est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix.
Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable.
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims, aujourd’hui présentes dans la direction. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal.
A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.
Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés.
Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.
Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées -d’ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti.
S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi - qui plus est dans un parti démocratique comme le nôtre-, accepter de débattre en son sein, d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion.
On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir. Les militants et même les français exigent de nous du travail, du courage et des idées.
Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante ».
Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.
Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.
Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.
Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe.
C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir.
Avec toute mon amitié.

Martine AUBRY

source :